Reprendre une billetterie en ligne déjà écrite, sur une activité qui ne supporte pas l’interruption. Le projet a commencé par un audit du code existant, et cet audit a décidé de tout le reste.
Le site en ligne : bateliers-arcachon.com — ouvre dans un nouvel onglet
Auditer avant de promettre
On ne chiffre pas la reprise d’un développement qu’on n’a pas lu. Le projet a donc démarré par la lecture du code en place et par un cahier des charges écrit après, pas avant : ce qui pouvait être conservé, ce qui devait être réécrit, et ce qui devait rester en dehors du périmètre parce que le risque ne valait pas le gain.
C’est la partie du travail qui ne se voit pas sur le site fini, et c’est celle qui évite les mauvaises surprises au deuxième mois.
Du sur-mesure plutôt qu’un thème acheté
Le développement WordPress a été fait sur mesure, et c’était un choix, pas une préférence d’artisan. Un thème du commerce impose ses gabarits, ses réglages et son calendrier de mises à jour ; sur une brique qui encaisse de l’argent en saison, cela signifie subir les décisions d’un éditeur tiers au pire moment. Écrire le thème, c’est garder la main sur le code — et pouvoir corriger un comportement en une heure plutôt qu’attendre une version.
Le cache, parce que l’interface de réservation avait ses limites
Le système de réservation exposait une interface de programmation dont les limites d’appel ne tenaient pas la charge d’un pic de saison. Deux options : renégocier un palier supérieur, ou cesser d’appeler si souvent.
Une couche de cache maison a été intercalée : les données qui ne changent pas à la seconde — les horaires, les tarifs, la description des trajets — sont servies depuis le site, et seule la disponibilité réelle déclenche un appel. Le compromis est explicite : on accepte quelques secondes de retard sur une donnée froide pour garantir que la donnée chaude reste joignable quand le monde entier réserve en même temps.
Une équipe resserrée, en cycles courts
Rôle tenu : chef de projet et product owner. Une petite équipe, des cycles courts, et une priorisation décidée avec le client plutôt que devinée. Sur une activité saisonnière, la question n’est jamais « qu’est-ce qui serait bien » mais « qu’est-ce qui doit être en ligne avant le premier week-end de forte affluence ».
Ce que ce projet sert à enseigner
Il revient en gestion de projet digital pour l’audit préalable et la reprise d’un existant — le cas le plus fréquent en agence, et le moins enseigné. Et en création de sites et e-commerce pour la question du cache : à quel moment une contrainte technique devient un arbitrage produit, et qui doit trancher.